Roissy encore et toujours… (hélas !)

Posté par thivi le 15 août 2009

Mesdames et Messieurs les « responsables » de l’Aéroport de Roissy Charles de Gaulle, je suis au regret de vous informer que votre aéroport est l’un des plus désagréables et mal organisés au monde, et soyez certains que je compare avec un grand nombre d’aéroports dont certains dans des pays que vous qualifieriez pudiquement de « en voie de développement » (Bénin, Liban, Inde, Algérie, Tunisie, Chine, Madagascar, Maurice, …).

Nulle part ailleurs le personnel est plus antipathique qu’à Roissy, nulle part ailleurs le passage à la douane n’est aussi long et pénible, nulle part ailleurs les bagages mettent autant de temps à être délivrés (plus d’1 heure 1/2 à mon retour de Cotonou !) ruinant tout projet de correspondance par train ou avion.

Mesdames, Messieurs, réagissez ! Songez que ce merdier qu’est votre aéroport est la première vision de notre pays qu’ont les étrangers arrivant par avion, imaginez combien notre pays doit leur apparaître sordide et sous-développé ! Par pitié, améliorez-vous ! Si vous ne le faites pas pour les passagers, que visiblement vous haïssez vue la façon dont vous les traitez, au moins faites le pour l’image de la France !

Un passager français qui redoute, chaque fois un peu plus, le retour au pays sachant qu’il doit obligatoirement s’effectuer par votre pénible aéroport.

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4e séjour au Bénin

Posté par thivi le 8 août 2009

Bénin (Cotonou, Djougou et Ouémé-Plateau)

Finalement tous les ans depuis 2006 j’ai droit à un séjour au Bénin… Cette fois il est plus long (4 semaines) et plus tôt dans l’année, j’arrive juste à la fin de la grande saison des pluies. Au menu cette année : les départements Donga, Ouémé et Plateau.

Lieux visités

 

A Bonou, surprise ! la route s’arrête là…

l'Ouémé à Bonou

l'Ouémé à Bonou

 

Qu’à celà ne tienne, un bateau vient nous chercher :

l'Ouémé à Bonou

l'Ouémé à Bonou

l'Ouémé à Bonou

l'Ouémé à Bonou

l'Ouémé à Bonou

l’Ouémé ne se forme qu’en saison des pluies, sinon il est à sec, il paraît qu’on traverse à pied ici en saison sèche. Difficile à imaginer quand on voit toute cette eau !

Sur l’autre rive, c’est le village d’Ayogo :

Ayogo

Ayogo

 

Et on aperçoit la piste en terre qui nous a mené jusqu’ici depuis Pobè :

l'Ouémé à Bonou

 

Quittons le département de l’Ouémé au sud-est, pour aller dans la Donga, à l’ouest. Halte au bord du lac Téro, aux portes de Djougou. Cette retenue artificielle est la principale réserve d’eau potable de la ville de Djougou, ville carrefour qui se développe très rapidement. Aujourd’hui il y a une demi-clôture entre la route et le lac, on n’y lave donc plus les voitures et les camions, ce qui est un vrai progrès vers la distribution d’une eau potable à Djougou !

Lac Téro

Sur la route de Ouaké, avec le Togo tout au fond :

route de Djougou à Ouaké

route de Djougou à Ouaké

Dans la Donga c’est encore la pleine période des pluies ; nous essuyons un gros orage et de nombreuses pistes deviennent impraticables. Après avoir renoncé à la voiture et continué à pied, nous traversons la campagne aux abords de Ouaké. Le Togo est tout proche.

Kakpala

Cultures d’ignames :

Kakpala

Nous arrivons finalement au village de Kakpala :

Kakpala

C’est fini pour la Donga. Nous retournons ensuite dans le sud-est du pays, dans le département du Plateau, où se déroule un curieux rite : Ouro (je ne suis pas sûr de l’ortographe !) il s’agit d’un rite Vaudou où courant août l’on « ferme » des villages en posant symboliquement des rameaux sur les routes qui y mènent. Une fois un village fermé, les fétiches vaudous peuvent sortir, suivis par des groupes d’hommes, alors que les femmes, qui ne doivent pas voir les fétiches, doivent rester enfermées toute la journée… Il règne une drôle d’ambiance dans ces villages car on voit d’ordinaire énormément de femmes au bord des rues (portant de l’eau ou du bois, ou vendant un peu de tout) et là çà paraît désert ! De temps en temps on croise des groupes d’hommes, passablement excités (ils utilisent de la « chimie » d’après mes collègues béninois) qui se défient l’un l’autre à coups de chicots (ce ne sont pas des dents pourries mais des arbustes morts). Il paraît que ceux qui ont la bonne « chimie » ne sentent rien… C’est d’ailleurs fascinant de voir quelle tournure prend la conversation quand on parle de « chimie », des fétiches et des sorciers avec les collègues béninois qui sont pourtant des scientifiques. On sent la peur de ces sorciers (peut-être avec raison !) d’ailleurs certains ont préféré rester à Porto-Novo plutôt que de venir travailler… Je ne sais pas combien de temps dure ce rite et comment on règle ensuite le problème des gens qui sont restés chez eux sans travailler !

Cà peut paraître très machiste cette tradition d’enfermer les femmes à la maison pour la journée (elle doivent en plus boucher les fenêtres pour ne rien voir, avec la chaleur qu’il fait c’est pas cool !) mais un homme nous explique qu’au contraire, pendant ces périodes où elles ne peuvent pas sortir d’abord elles ne travaillent pas au champ ou au corvées de bois et d’eau, mais de plus ne pouvant sortir, leur mari doit subvenir à tous les besoins de la famille. Ce serait donc une période plutôt favorable pour les femmes d’après notre interlocuteur.

Une autre histoire entendue raconte qu’au départ les festivités de l’Ouro avaient été confiées aux femmes mais qu’elles l’avaient mal géré, et que finalement elles ont fini par en être bannies…

A noter que les étrangers (non accompagnés par des locaux) ainsi que les appareils photos ne sont pas les bienvenus pendant ce manifestations !

 

D’autres photos du Bénin :

4e séjour au Bénin dans Afrique Benin
Bénin

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