Week-end enchanteur à Marie Galante

Posté par thivi le 30 mars 2014

Marie Galante

Après une traversée rythmée par la houle, nous débarquons à Marie Galante au port de Grand-Bourg. « Nous » débarquons, car cette fois pas de mission professionnelle, mais un week-end de tourisme en famille.
Ann & Laury dans le bateau

Le port de Grand-bourg est assez animé, avec ses loueurs de voitures qui viennent vous chercher dès la sortie du bateau, mais sorti du port, le bourg semble complètement endormi! Est-ce l’effet week-end? Il faudra revenir en semaine pour le savoir…

Direction Saint-Louis, sur la cote ouest, où est situé notre hôtel. Le bourg, écrasé de soleil, est tout aussi paisible que Grand-Bourg. « Paisible » est d’ailleurs un adjectif qui convient bien à l’ensemble de Marie Galante, comme « authentique », « hors du temps », « magnifique »…
Nous croisons des dizaines de moulins, la plupart en piteux état, et des charrettes à boeufs convoyant les cannes à sucre coupées. Nous sommes en pleine saison de récolte des cannes, de fabrication du rhum et d’un de ses dérivés : le sirop de batterie, concentré de jus de canne obtenu par évaporation. Nous écoutons les explications de sa fabrication et le dégustons dans une des meilleures maisons de l’île, aux Délices de Siblet.

Les délices de Siblet

 

Direction la côte nord-ouest et nord, avec tout d’abord une halte à l’incontournable Gueule Grand Gouffre :

La Gueule Grand Gouffre La Gueule Grand Gouffre

Il y a du vent !
Au panorama de la Gueule Grand Gouffre

Prêts pour la balade !

Ann Thierry

On poursuit notre route vers Caye Plate :
Caye Plate

avant de revenir sur nos pas et nous poser sur la plage de l’Anse Canot, dans un décor de carte postale :
Anse Canot

Une petite balade à pied nous conduit ensuite à la plage de Vieux-Fort, le long de la rivière de Vieux-Fort et sa mangrove associée puis l’anse de Mays :
Plage de Vieux-Fort

Rivière de Vieux-Fort

Anse de Mays

L’économie de l’île semble un peu péricliter : nombre d’adresses de nos guides sont fermées… Pas facile de trouver un resto ouvert ! Tant mieux dans un sens, l’île conserve un charme fou non altéré par un trop grand développement.

Changement de décor le lendemain avec les paysages très arides de la côte Est :
Vue depuis le Morne Rita

A quelques pas de là, descente sur la côte assez sauvage
Ann et l'océan depuis Les Galeries

et visite des « Galeries », creusées par la houle quand le calcaire était encore sous la mer avant les phénomènes volcaniques ayant donné naissance à l’île…
Victor aux Galeries

Les Galeries

Les rochers menacent de s’écrouler :
Thierry retient un rocher aux Galeries

Nous descendons ensuite sur Capesterre-de-Marie-Galante. C’est le bourg qui nous a semblé le plus animé de l’île
Capesterre-de-Marie-Galante vu depuis le Haut du Morne

Après s’être ravitaillés sur à Capesterre, nous sommes fin prêts pour bronzer, nager et « snorkeler » sur la plage de la Feuillère :
Plage de la Feuillère

Avant de reprendre le bateau, une pause boisson s’impose
Pause boisson à Grand Bourg

Depuis le bateau du retour, un dernier regard vers les Saintes avant que la nuit ne tombe totalement
Vue sur les Saintes

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Investigations dans la vallée de Roseau (Dominique)

Posté par thivi le 7 décembre 2013

Roseau

Je suis soulagé de poser les pieds sur l’île de Dominique, après une traversée en bateau éprouvante, ponctuée des bruits et odeurs des estomacs révoltés de certains de mes compagnons de voyage… On a croisé une épave de ce qui semble être un petit voilier ou un jet-ski ; le ferry cherchera en vain d’éventuels naufragés pendant quelques minutes.

La Dominique est un état indépendant, membre du « Commonwealth », situé presque à égale distance entre Guadeloupe et Martinique. La langue officielle est l’Anglais, mais on parle aussi un créole (tirant plus sur l’anglais que celui de Guadeloupe). L’île ayant été française par le passé, on trouve beaucoup de noms de lieux (Roseau, Trois Pitons, …) et de noms de famille à consonance française.

L’île est moins développée que ses soeurs francophones (70 000 habitants seulement), ce qui laisse la part belle à une nature sauvage et magnifique.

L’hôtel de mon premier séjour accueille des touristes pour des excursions de plongée ou de découverte de dauphins ou cétacés, c’est dur d’être le seuil à devoir travailler !

A l'hôtel Anchorage A l'hôtel Anchorage

D’immenses paquebots viennent déverser leurs flots de touristes qui s’engouffrent dans des jeeps et vont parcourir la vallée de Roseau pendant 2-3 heures avant de ré-embarquer. A leur retour chez eux, ils pourront dire à leurs proches : j’ai « fait » la Dominique…

Paquebot vu depuis le Fort Young Hotel

 

Lors de mon 2e voyage, je ne passe pas inaperçu avec tout le matériel nécessaire aux investigations, notamment une longue perche bien encombrante ! Heureusement, le temps est beaucoup plus clément et la mer beaucoup moins agitée, ce qui me permet d’aller sur le pont du ferry et de prendre quelques photos :
Basse Terre
Vue sur l'île de Basse Terre depuis le bateau

Marie Galante (la « galette », toute plate)
Vue sur l'île de Marie Galante depuis le bateau

Les Saintes
Vue sur les îles des Saintes depuis le bateau

 

A terre, j’endosse le rôle de chauffeur, au volant d’une vieille Toyota RAV4. J’achète un permis de conduire local au moyen de quelques dollars caribéens. Il faut s’habituer au volant à droite, à la conduite à gauche et aux routes de montagnes aux fortes pentes où l’on est bien content de conduire un 4×4 !
La conduite est particulièrement difficile à Roseau, avec ses rues étroites et bondées, et sa signalisation inédite. Heureusement les autochtones restent calmes et indulgents même en cas de circulation en sens interdit…

Dans ce pays si escarpé, les pluies donnent vite naissance à des crues impressionnantes.

Crue de la rivière Roseau Le gué de la rivière Roseau est inondé

On hésitera un moment avant d’engager la voiture sur le gué !

 

La vallée de Roseau offre des paysages grandioses
Vue sur la vallée de Roseau depuis la route de Laudat

 

On aperçoit au premier plan le village de Trafalgar, avec derrière le site du forage de réinjection géothermique.

C’est une vallée à forte activité géothermique (c’est d’ailleurs la raison de notre présence ici : étudier l’impact sur l’environnement d’un projet d’exploitation des ressources géothermiques) et on peut le constater de visu (et le sentir!) avec ces fumerolles :
Fumerolle géothermale sur la station Rivière Blanc aval
On peut profiter de ces eaux chaudes sulfurées, qui parait-il sont bienfaisantes pour la peau, en quelques bassins aménagés pour la baignade, comme au SCREW. Et c’est vrai qu’on en ressort tout régénéré.

 

Le relief escarpé a créé de belles cascades

Chutes de la rivière Roseau
Chute de la rivière Roseau
Chutes de la rivière Trois PitonsChute de la rivière Trois Pitons

 

On rencontre de nombreux lacs d’origine volcanique. En montant sur les hauteurs de Laudat, en limite du parc national très protégé de Morne Trois Pitons, on tombe sur un petit coin d’Ecosse, froid et brumeux à souhait, le « Freshwater Lake ».
Freshwater Lake

 

Il est déjà temps de prendre le bateau du retour. L’attente de l’embarquement paraît moins longue grâce à la beauté du paysage
Vue sur Roseau depuis l'embarcadère
(merci Papa pour la retouche photo!)

 

Album photo :

Investigations dans la vallée de Roseau (Dominique) dans Antilles Dominique
Dominique

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Mission exploratoire en Guadeloupe

Posté par thivi le 7 avril 2013

Guadeloupe

 

Aujourd’hui j’écris en Guadeloupe le premier article d’une série qui risque d’être longue car je suis là en mission exploratoire en vue d’une installation pour une période d’au moins 3 ans !

J’atterris dans la soirée et récupère la voiture laissée par les collègues à l’aéroport (pratique!). La nuit tombe vite en Guadeloupe, et j’ai bien du mal à trouver mon gîte dans le noir… J’apprends qu’ici (comme dans de nombreuses parties du monde) les adresses « absolues » n’existent pas, et que tout est relatif. Donc si on se plante dès la première étape, c’est foutu!
Une fois localisé, le gîte est sympa, avec une végétation luxuriante qui donne bien l’impression d’être sous les tropiques ! (c’est le cas sur presque toute l’île de Basse Terre).

Gîte Bougainvilliers à Fougères

 

L’accueil en Guadeloupe est chaleureux, les gens sont majoritairement avenants et souriants, le climat agréable, les paysages magnifiques et le ti’ punch coule à flots. Que demander de plus?

 

Le futur lycée des enfants. Sympa quand même la récréation à l’ombre des palmiers!

Lycée Coeffin à Baie-Mahault

 

Impossible de trouver à manger en ce dimanche, tout est fermé autour de mon gîte, je tente donc ma chance à Pointe à Pitre mais Pointe à Pitre le dimanche après-midi, c’est mort de chez mort! Rues désertes hormis quelques zonards, volets de fer fermés devant tous les magasins, bref l’ambiance est assez glauque.
Petit clin d’oeil, même à Pointe à Pitre, Nancy me suit partout !

Nancy me suit partout

 

Il y a des cyclistes partout sur les routes de l’île, je suis même resté bloqué un moment à cause d’une course… Chaque course provoque un fort engouement et le déplacement de nombreux spectateurs. Les cyclistes ont bien du courage de pédaler par cette chaleur! (en plus il y a quelques fameuses grimpettes).

Cyclistes

 

Je suis là pour aider à recenser les poissons et crevettes d’eau douce. Les journées de travail sont bien remplies.

Un Sicydium tout visqueux

Sicydium

Une des nombreuses crevettes qu’on a pêchées (Macrobrachium heterochirus), avec les pinces arrachées la pauvre (elle avait qu’à se laisser faire!) Il paraît que ça repousse… MHE

 

Mes futurs bureaux, pas mal !

Bureaux Asconit à Baie-Mahault

 

Je profite du week-end pour reprendre mes explorations. La Guadeloupe possède quelques pittoresques petits ports, ici Petit-Bourg et Baille-Argent

Port de Petit-Bourg Le petit port de Baille-Argent

 

et aussi de nombreuses plages, pour tous les goûts : sable blanc ou noir, galets, rochers ; mer calme propice à la baignade ou belles vagues pour les sports de glisse ; ombragées par de grands arbres ou propices à la bronzette… De plus elles sont souvent peu fréquentées, sauf sur Grande-Terre.

Plage de Grande Anse (Deshaies)

Plage Caraïbe

Plage de Viard

Plage du bourg à Gosier

 

Avant de reprendre l’avion, un petit saut du côté de Pointe-Noire, sur la côte sous le vent, avec ses vieilles cases traditionnelles, son église typique et sa côte rocheuse découpée :

Vieille case traditionnelle Eglise de Pointe Noire

Cote près de Pointe Noire

entre Deshaies et Pointe Noire entre Deshaies et Pointe Noire

En remontant vers le nord, magnifiques vues sur le petit bourg de Deshaies :

Vue sur le bourg de Deshaies

 

Escapade en Martinique
Je passe également quelques jours en Martinique. Il est difficile de comparer les deux îles après y avoir passé si peu de temps, en première impression la Martinique me paraît plus dense, plus urbaine, plus moderne mais je suis surtout resté en zone urbaine… L’agglomération de Fort de France apparaît tentaculaire.
Il reste tout de même des zones non urbanisées !

Vue depuis mon gîte à Ducos

 

Je suis très heureux que les circonstances aient choisi la Guadeloupe pour notre installation. L’île de Basse Terre notamment me plaît beaucoup par son aspect sauvage, avec sa végétation tropicale, ses montagnes, sa forêt primaire, ses cours d’eau rapides et ses côtes magnifiques.

Je garde en réserve pour un prochain séjour la découverte des sentiers de randonnée pour visiter « mornes », forêts et mangroves ainsi que l’exploration de Grande Terre…

Mornes depuis le col des Mamelles Baie du Lamentin à Blachon

 

Album photo :

Mission exploratoire en Guadeloupe dans Antilles 0203GuadeloupeMars201302
0203-Guadeloupe mars 2013

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